Portrait de Clément Costa, moniteur BPJEPS au Yacht Club de Toulon.

Clément a appris la voile à Six-Fours. Puis il est parti aux Sablettes pour se perfectionner en compétition. Puis au YCT, à 12 ans, attiré par la dynamique du club et l’envie de se perfectionner en régate.
Il n’est jamais vraiment reparti.
Le déclic inattendu.
À 18 ans, Clément passe son CQP au YCT. L’idée de départ est simple : travailler en saison tout en restant dans sa passion.
Ce qu’il ne savait pas encore, c’est que ça deviendrait son métier.
Ce plaisir-là, il ne s’en est jamais remis.
Le détour par le bureau d’études.
Après son BTS, Clément passe presque trois ans dans un bureau d’études comme dessinateur projeteur dans le bâtiment. Le métier lui plaît. Mais quelque chose manque.
La remise en question commence. Et la réponse arrive vite : passer le BPJEPS. Revenir à la voile. Cette fois pour de bon.

Ce que la formation au YCT lui a appris.
La formation BPJEPS au Yacht Club de Toulon, c’est une école d’exigence. Clément ne le réalise vraiment qu’en partant en Guadeloupe, une saison GO voile au Club Med à la plage de la Caravelle.
Ce qu’il retient de sa formation au YCT : la sécurité comme priorité absolue, la capacité à créer des séances dans tous types de conditions, et le plaisir comme fil conducteur de chaque cours.
Le souvenir qui a tout changé.
Il y a des moments dans un métier où tout devient clair. Pour Clément, c’est cette année passée avec son groupe HC16 de l’École de Sport, des jeunes qu’il suit à l’année et emmène en régate départementale.
Voir ces jeunes progresser semaine après semaine. Vivre avec eux les émotions de la régate. Connaître leurs limites physiques et émotionnelles sur l’eau.
Et la suite ?

Clément a postulé dans plusieurs clubs outre-mer. La Guadeloupe. La Réunion. Rien d’officiel à ce jour, mais la décision devrait tomber d’ici la fin de l’été.
Il partira. Pour un an, cinq ans, peut-être dix. Mais il le dit sans hésitation :
Et les jours off ? Il est au club. À naviguer. Ou juste à voir les copains qui y travaillent. Le YCT est comme une deuxième maison.